Présentation

A propos de l'auteur

  • : Vincent Adeline
  • detouraversailles
  • : 07/08/1986
  • : Versailles 78000
  • : Je suis actuellement étudiant en Master 2 de conception et gestion de projets numériques territoriaux.


Afficher Les quartiers de Versailles sur une carte plus grande
Samedi 19 juillet 2008

L’Eglise Notre-Dame semble trôner au fond de la rue Hoche, clôturant une magnifique perspective depuis le château. Paroisse royale, puis cathédrale, avant de redevenir simplement église paroissiale, l’édifice a traversé bien des tourments.

La vieille église Saint-Julien

La construction de l’Eglise Notre-Dame répond à l’extension de la Ville Neuve. Louis XIV note en effet que « le peuple de Versailles s’est beaucoup accru depuis quelques années. » Il entend donc offrir à son peuple un lieu digne de sa piété. Les paroissiens s’entassent jusqu’alors dans la vieille et étroite église Saint-Julien. L’édifice date du vieux village de Versailles détruit en 1673, mais dont a subsisté l’église. Finalement, elle ne résiste pas aux projets d’expansion du château. Louis XIV souhaite conserver ce souvenir du Versailles de Louis XIII, mais les nouveaux projets d’urbanisme (notamment l’édification des Grands communs) convoitent l’emplacement de l’église. Elle est alors déplacée en 1683 non loin des étangs de Clagny. Le 10 mars 1684, Louis XIV pose la première pierre d’une église dédiée à Notre-Dame. Elle est consacrée le 30 octobre 1686.

L’édifice de Louis XIV
L’édifice occupe un emplacement privilégié au bout de la rue Dauphine (actuelle rue Hoche) dans l’axe d’une grande percée vers le château. L’église clos ainsi une majestueuse perspective. Toutefois, elle reste soumise à des règles d’urbanismes strictes. Avec son orientation Nord-Sud, elle rompt d’une part avec les exigences canoniques d’un chœur tourné vers l’Orient. Son plan est d’autre part maintenu volontairement assez bas. L’édifice demeure à l'échelle des maisons et bâtiments qui l'entourent et dominé par le château.  L’église Notre-Dame est bâtie selon les plans de Jules Hardouin-Mansart, et réalisée par l’entrepreneur Maurice Gabriel. Son architecture s’inscrit dans la lignée classique des églises italiennes répandues par les jésuites. Sa façade de 38 mètres de longueur est encadrée par deux campaniles avec deux étages de colonnes d’ordre dorique et ionique. L'intérieur du monument présente une nef de quatre travées, et une coupole coiffée d’un lanternon.

Notre-Dame : paroisse royale
Malgré sa chapelle privative au château, la famille royale se rend régulièrement à la paroisse Notre-Dame. Le Roi, bon paroissien, honore l’église lors des baptêmes, mariages et enterrements. Le curé de la paroisse est en outre porteur des registres de la famille. La paroisse Notre-Dame est desservie par les prêtres lazaristes. Louis XIV se rend également aux Te Deum organisés en son honneur lors des victoires ou de ses convalescences. C’est notamment à Notre-Dame que Louis XIV guérit les écrouelles, maladie caractérisée par des pustules purulentes. Après l’imposition des mains sur les plaies des malades, le roi thaumaturge [« celui qui fait des miracle »] prononce traditionnellement la phrase : « Le roi te touche, Dieu te guérit ». Mais cette maladie présentait souvent des rémissions naturelles, la cérémonie apparaît alors bien relative.

La période révolutionnaire

Le 4 mai 1789, le cortège des Trois Ordres entame une procession à partir de Notre-Dame en préambule de la réunion des Etats-Généraux. En 1790, Notre-Dame devient cathédrale du nouveau diocèse de Seine-et-Oise avec l’élection de l’évêque constitutionnel Avoine. Toutefois, la cathédrale est fermée au culte dès 1793. Elle se mue en temple de la Raison, lieu de célébration du culte décadaire et de nombreuses fêtes révolutionnaires. Notre-Dame est rendue au culte en 1800. Lors de cette période agitée, le mobilier d'origine disparaît. Seuls demeurent la chaire, le buffet d’orgue, et quelques boiseries. Une grande partie du XVIe siècle est d’ailleurs consacrée à son remeublement. On trouve aussi quelques souvenirs chers au cœur des Versaillais : la bannière de soie brodée, offerte par le Pape Pie VI, le Cénotaphe de VERGENNES, ministre de Louis XVI, qui signa le traité d'indépendance Américaine en 1783 et le monument contenant le cœur du Général Hoche.

Sources : Le patrimoine des communes des Yvelines aux éditions Flohic ; Versailles aux trois visages d’Emile Houth ; Versailles, le château, la ville, ses monuments d’Odile Caffin-Carcy et Jacques Villard ; site web de la
Paroisse Notre-Dame



Par Vincent Adeline - Publié dans : Notre-Dame
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Vous cherchez ?


Autres moyens (me contacter)

Restez connecté !

  • Flux RSS des articles

Communauté

Contact - C.G.U. - Signaler un abus