Dernier volet de notre trilogie sur le domaine de Madame Elisabeth, l’Orangerie est aujourd’hui connue comme un lieu vivant. Certains se souviennent d’une salle disponible pour y organiser des
soirées. D’autre n’y voient que la salle d’exposition actuelle dédiée aux arts plastiques. Petite histoire…
Le domaine de Madame Elisabeth comportait de nombreux bâtiments d’exploitation le long de rue Champ-Lagarde. Une ferme, une étable
à vache et sa laiterie adjacente, et enfin la maison de la sous-gouvernante Madame de Mackau. Il ne reste aujourd’hui de ces édifices que l’Orangerie.
Ce bâtiment est sans aucun doute l’œuvre de la Brière, l’architecte du roi et des Guéméné. D’après le plan d’origine, l’Orangerie
ne possède aucune ouverture côté nord. La façade est tout simplement ornée de refends et de pilastres Elle n’est ouverte qu’au midi uniquement avec une grande porte centrale et trois fenêtres de
chaque côté.
Un escalier intérieur conduisait au premier étage. Le mur nord était aveugle et seule une étroite porte communiquait avec une
petite cour donnant sur la rue Champ Lagarde. Là, se trouvait un bâtiment probablement antérieur : la fameuse laiterie, entrée dans la légende avec le « pauvre Jacques ». Ce valet suisse de
Madame Elisabeth, éloigné de sa bien-aimée, restée au pays, ne cesse de pleurer sa promise. La sœur de Louis XVI fait finalement venir la fidèle fiancé. Les deux amants s’unissent finalement à
l’Eglise Saint-Symphorien.
Cette orangerie est ensuite transformée en maison d'habitation, percée de nombreuses fenêtres. Pour finir, le Conseil général
achète le bâtiment en 1998 pour en faire une salle d’exposition.